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vendredi 25 décembre 2015

LE SERVICE DE L’AUTORITE ET L’OBEISSANCE DES CONSACRES DANS LE CODE DE DROIT CANONIQUE (III)



III. Le service de l’autorité et l’obéissance dans les droits propres des instituts.

Aborder cet aspect revient à se pencher sur la réception du Code, principalement les normes communes sur les consacrés dans les droits propres. En empruntant un langage théologique, on parlerait de l’inculturation du droit de la vie consacré. Une grande partie de cette inculturation provient de l’histoire de chaque institut et des normes qui ont marqué leur destiné. 

De nombreux familles des consacrés appartiennent aux spiritualités des grands fondateurs des styles de vie consacrée. Ces fondateurs ont légué aux générations postérieures des Règles qui sont encore d’actualité. C’est le cas des Règles de saint Benoît, de saint Basile, de saint Augustin. Brièvement, nous indiquerons la position de saint Augustin sur le thème qui nous occupe ici. On peut étudier les autres Règles en mettant en relief les ressemblances, les divergences et les nouveautés. Nous avons choisi saint Augustin pour être l’auteur que nous connaissons le mieux puisque notre institut a adopté la Règle de saint Augustin.

Une fois évoqué la doctrine de saint Augustin, nous relèverons les points essentiels qui peuvent nous orienter pour comprendre et apprécier comment un institut essaie d’intégrer ce service d’autorité et l’obéissance dans sa législation. 

III.1. La Règle de saint Augustin et le service de l’autorité et l’obéissance.

Au chap. VII de la Règle, avec un titre évocateur de « Critère de gouvernement et obéissance », nous avons une sorte de traité du sujet que nous sommes en train de considérer (nn. 44-47). L’intuition de saint Augustin ici devient manifeste. On est frappé par la pertinence de ses prescriptions qui sont encore d’actualité malgré le passage des siècles. Nombreux des principes énoncés dans le Code s’observent aussi dans la Règle de saint Augustin.
En premier lieu, saint Augustin précise la nature de l’autorité dans la vie consacrée. Pour lui, le pouvoir ou l’autorité dans la vie consacrée est de  nature « domestique » avec un caché spirituel (n. 44)[1]. Ce pouvoir est hiérarchique en vue de la bonne marche de la communauté (n. 45). L’autorité s’exerce comme service dans la charité en se référant à Dieu. L’exemple dans le service de l’autorité, l’amour des sujets et la recherche de l’ordre constitue sa forme et contenu (n. 46). L’autorité comme l’obéissance dans un institut est impensable sans référence à Dieu, alfa et omega de ce qui existe dans l’Eglise (n. 47).

Dans la Règle, il émerge aussi un élément qui pourrait passer inaperçu si ce n’était pas son influence, sa tradition ou son implication dans le service quotidien de l’autorité. Il s’agit de l’élément évoqué au n. 43 sous forme de conseil dans ce sens qu’il n’est pas exigé au Supérieur de demander pardon à son sujet même s’il se rend compte de l’avoir offensé. La raison en est qu’il ne doit pas se rabaisser et par-là affaiblir son autorité. Seulement au Seigneur, on demande pardon. Quelqu’un pourrait se consoler en évoquant une tradition immémoriale. Nous pensons qu’il s’agit d’un anachronisme s’imaginer aujourd’hui saint Augustin recommander la  même attitude. La société a changé ; et aujourd’hui de nombreuses valeurs sont mieux perçues qu’hier. Ne pas demander pardon aux victimes non seulement est un obstacle vers la réconciliation mais c’est perpétuer l’impunité avec ce que cela implique de frustration des victimes o le renforcement du sentiment de culpabilité. La lecture de la Règle aujourd’hui, en rapport avec la participation au service de l’autorité, a besoin d’une clarification pour une interprétation actualisée et conforme à l’enseignement de l’Eglise.  

III.2 Le service de l’autorité et l’obéissance dans les autres lois des instituts.

Etant donnée la multitude des Instituts, nous estimons qu’il est pratiquement impossible de vérifier comment les différents instituts ou congrégations ont intégré ce service d’autorité dans leurs droits propres. Une étude de cette question dans un Institut ou quelques Instituts est raisonnablement possible. Mais comme cela n’intéresse pas le grand public sauf pour des cas particuliers, nous nous limitons ici de soulever des points qui peuvent servir de référence pour reconnaitre ou se faire une idée de la façon dont un Institut aborde ce sujet. Dans tous les Instituts, le sujet est incontournable mais la façon de l’aborder diffère selon la nature, le but, la spiritualité, le charisme, bref selon le patrimoine de chaque Institut (c. 578). Voici les points qui pourraient nous orienter à l’heure de considérer ce sujet dans un Institut.

III.2.1 Les normes propres de l’Institut.

Tous les Instituts n’ont pas le même corps des lois. Et l’importance qui leur est accordée varie d’un Institut à l’autre. Les Instituts récents souvent mettent en avant les écrits des fondateurs (Règle de vie) et leurs recommandations ont un caractère normatif même si ce caractère est plus moral que juridique. C’est une question de formation. Les anciens, eux n’ont pas souvent ce souci. Le poids de l’histoire et des traditions facilite l’accès à la compréhension de l’exercice du pouvoir dans ces Instituts. Ainsi, en plus des écrits des fondateurs, il y a : les Règles que l’autorité ecclésiastique a imposées aux Instituts pour une meilleure discipline dans ces instituts et dans l’Eglise ; les Constitutions qui reflètent la nature de l’Institut, sa spiritualité et le mode de gouvernement ; les Directoires pour régler des questions pratiques générales ; les Statuts pour réguler des questions pratiques spécifiques comme le mode des élections ; les décisions capitulaires générales ou provinciales. Ces corps des normes constituent la source pour une radiographie de l’exercice du pouvoir dans un institut. La variété de ces corps de lois peut être un signal de complexité du sujet qui nous occupent mais pas nécessairement surtout quand on se retrouve devant des simples reprises des textes hiérarchiques (Code de droit canonique, Règles, Constitutions) dans les normes inférieures (Directoires, Statuts, Décisions capitulaires). Pour cela, au-delà des sources matérielles, pour comprendre un peu le service de l’autorité et de l’obéissance dans un Institut, on doit s’intéresser aussi aux aspects que nous allons évoquer dans la suite.

III.2.2 L’harmonie des principes théologiques et administratifs.

Nous l’avons vu antérieurement (II.4), le pouvoir dans l’Eglise est exercé en tenant compte des principes théologiques, ecclésiaux, anthropologiques, pastorales, etc. Dans les normes des Instituts, ces aspects ne doivent pas manquer. L’équilibre, l’harmonie que les normes propres d’un institut présentent entre le théologique et l’administratif est une garantie et pourquoi pas un préalable pour un service d’autorité et d’obéissance efficace. Le Code de Droit canonique (cc. 587 ; 617-619) l’exige et les droits propres des instituts ne peuvent l’ignorer. Cet harmonie répond à la simple question du pourquoi on ordonne ceci ou cela ou du pourquoi on obéit. Si la réponse n’a aucune référence au Christ et à la mission de l’Eglise, le danger d’être en face du pouvoir pour le pouvoir est grand. Dans les normes propres des instituts, il est donc nécessaire que ce fondement théologique soit manifeste pour se faire une idée du mode de service d’autorité et d’obéissance en place.

III.2.3 L’alternance au pouvoir.

Le Code de Droit canonique (c. 624), sans toutefois interdire l’exercice du pouvoir à vie, penche pour l’alternance au pouvoir. En cela, on remarque une influence notable du mode de gouvernement des sociétés démocratiques modernes. La monarchie et ses formes d’exercice de pouvoir trouvent peu d’écho dans les âmes des sujets post-modernes. L’alternance par des élections périodiques est une réalité de plus en plus assumée dans la vie des consacrées. Parfois le modèle des partis politiques tentent les consacrés avec des blocs conservateurs-modernistes, loyalistes-opposants, gauche-droite, etc. L’agitation que l’on peut observer à la veille des élections des supérieurs provinciaux ou généraux est symptomatique de cette influence. Dans les normes propres d’un institut, on peut vérifier quel mode de gouvernement a été privilégié : plus participatif ou non, alternance ou non.

III.2.4 Les mécanismes de justice interne.

Nous savons qu’un consacré est un fidèle qui jouit de la protection du Code de Droit canonique comme tout fidèle de l’Eglise. Si ses droits venaient à être ignorés, il peut toujours porter plainte aux autorités ecclésiastiques compétentes y compris le Pontife Romain. En effet, un Institut de vie consacrée poursuit la perfection, la sanctification des membres. Penser aux instances de justice dans un institut, apparaît comme un préjugé qu’un jour l’injustice peut surgir. Malheureusement l’histoire prouve la question de justice ne se fonde pas sur des prétendus préjugés mais sur des réalités. Le canon 596, § 2, en reconnaissant à certains instituts l’exercice du pouvoir ecclésiastique de gouvernement au for externe, permet aux instituts d’instituer des instances juridiques pour restaurer la justice envers les membres comme envers l’institut. Si la justice peut être rendue de façon interne par des instances judiciaires (for ou tribunal judiciaire) avec la garantie d’une procédure juridique, canonique, il est normal que ces instances soient bien régulées dans les normes propres des instituts : à quel niveau (provincial ou général), comment faire des recours, mandat des juges, matière sur lequel statuer, etc. Une bonne organisation de la justice interne est un signe d’un service de l’autorité et de l’obéissance qui se veut efficace. La négligence de cet aspect peut favoriser l’arbitraire, les frustrations, l’impunité.

Nous pourrions continuer à énumérer d’autres aspects de référence (gestion des biens matériels, collaboration avec les autorités ecclésiastiques, etc.) mais notre intention ne pas de tout dire. L’importance est de voir par où la réflexion s’oriente. Cela dit, nous allons, avant de conclure évoquer quelques défis actuels à l’exercice de l’autorité et de l’obéissance.

IV. Défis à l’autorité et l’obéissance des consacrés.

IV.1 La démocratie. La vie consacrée est une institution multiséculaire. Le patrimoine des instituts que nous avons évoqué dans cette réflexion a trait avec le passé de chaque institut. Alors, quoique la démocratie remonte des grecs, son actualité est un fait récent. Les anciens instituts n’ont pas vécu tous dans la culture démocratique. Les sociétés qui ont vu naître les instituts ou celles dans lesquels ils sont implantés n’étaient pas ou ne sont pas toutes démocratiques. Cependant la démocratie s’impose comme mode de cohabitation pacifique et de gouvernement universel. N’oublions pas que nous sommes dans l’ère de la mondialisation. Et le couple de mondialisation-démocratie avec son corollaire des droits de l’homme tend à la sacralisation. Le catalyseur de tout c’est la négociation. Tout se négocie : aux parlements, aux sommets internationaux (sur le climat, G7, altermondialistes, etc.), en famille entre couples ou entre parents et enfants, en classe (le profès ne corrige plus l’enfant car celui-ci à le numéro téléphonique de la police). Pour cela dans l’Eglise, et dans pas mal des instituts, de façon visionnaire, on a opté pour le modèle de la participation dans le service de l’autorité et de l’obéissance. Mais, il ne faut pas céder facilement au triomphalisme. Des résidus des anciens régimes peuvent s’observer ici et là. Des réflexes des modèles dépassés (monarchisme, paternalisme ou maternalisme) subsistent dans des instituts et affaiblissent ou rendent difficile le succès du service de l’autorité et de l’obéissance. Aujourd’hui et demain, l’intégration des valeurs démocratique dans le service de l’autorité et l’obéissance est indispensable car les sujets bénéficiaires n’entendent pas un autre langage qui ne soit pas celle de la communication démocratique. 

IV.2 La postmodernité. La vie consacrée est un état de vie bien défini au sein de l’Eglise ; elle a ses valeurs et éléments constitutifs (amour à Dieu, conseils évangéliques, vie fraternelle, prière, etc.). Sans ces valeurs et ces éléments, la vie consacrée se défigure. Maintenant, la postmodernité prétend, dans la vie des hommes, substituer les modèles traditionnelles qu’elle considère révolus. Elle suggère que la société n’a pas besoins des vérités ou récits métaphysiques, durs et propose la pensée faible, légère. Ce qui compte, c’est la cohabitation des styles. On ne croit en rien ; la vie se vit telle qu’elle se présente[2]. Face à la postmodernité, certains penseurs classiques s’en moquent qu’il s’agit de la comédie. Mais, attention ! Puisqu’elle ne propose rien qui exige l’effort, la postmodernité gagne du terrain. Et il est incertain que demain il y ait des religieux immunisés contre la postmodernité. Quel visage aura-t-il le service de l’autorité et l’obéissance dans cette ère postmoderne ? Qui écoutera qui et pour dire quoi ? Pour le moment, personne n’a fait les pronostics. Nous pensons simplement que la proposition de l’échelle des valeurs (comme l’a proposé en son temps Max Scheller) peut être une alternative.

IV.3 L’objection de conscience. Elle est considérée comme un refus d’obéir à l’ordre d’un supérieur pour des raisons religieuses ou philosophiques. Ce fut le cas des citoyens américains qui ne voulaient pas participer à la guerre de Vietnam ; aujourd’hui on l’évoque couramment dans les cas d’avortement ou d’euthanasie. En relation avec le vœu d’obéissance, on se demande si un religieux peut recourir à l’objection de conscience pour se soustraire à l’obéissance du supérieur. Etant donné que les ordres des supérieurs sont fondés sur l’esprit évangéliques et le droit (commun et propre), on s’imagine mal qu’un ordre de cette nature peut être nuisible pour l’ignorer. Le problème ici met en relief la tension entre le bien commun de l’institution qui justifie l’ordre du supérieur et la liberté du sujet obéissant. Consciente qu’il peut exister des cas où l’objection de conscience peut être évoquée, la Congrégation pour les instituts de Vie Consacrée et les Sociétés de Vie Apostolique recommande le discernement, fait devant Dieu, et si possible, requérir le conseil des personnes expérimentés avant de se résoudre pour l’objection de conscience. Peut-il alors avoir lieu l’objection de conscience dans la vie consacrée ? Excepté le cas d’un ordre manifestement contraire à la loi divine et nuisible, l’objection de conscience ne devrait pas avoir lieu.



IV.4 La place du droit. Le service de l’autorité, nous l’avons vu, ne peut se faire en marge du droit. Celui-ci constitue un des piliers pour un fonctionnement efficient du service de l’autorité. Toutefois, parfois on a cru qu’on n’avait pas besoin du droit dans la vie consacrée. Le courant antijuridisme qu’à partir de Sohm soulignait les aspects charismatiques au détriment du droit s’est fait sentir aussi dans la vie consacrée. Même si aujourd’hui on découvre l’importance et la nécessité du droit, la question de savoir jusqu’où on assume son contenu et ses dimensions demeure. Il ne suffit pas de dire que l’époque du romanticisme est passée ; il subsiste toujours des gens romantiques. De même, il n’est pas rare qu’il ait des consacrés allergiques au droit et quand bien même ils l’adoptent par la force des choses, ils le vide de sa substance ou l’interprète à leur guise. Dans ce cas, on a le droit mais un droit dilué. S’agissant alors de la dynamique autorité-obéissance, comment le droit peut contribuer à susciter des énergies qui convergent vers plus de participation des consacrés ? Si le droit n’est pas apprécié à sa juste valeur, avec quels critères pourrait-on définir les relations entre service de l’autorité et l’obéissance ? L’affirmation du droit n’expose-t-elle pas au danger de limiter les initiatives et tendances créatives ? Le juste équilibre de la place du droit dans la dynamique autorité-obéissance nous paraît comme un défi qui exige une attention particulière et une actualisation continue en fonction des circonstances et des acteurs de cette dynamique. Ainsi le droit apparaît non comme une institution figée, statique mais dynamique, vital et ouvert à la rénovation et à l’actualisation. Et pour une bonne réforme, il convient savoir les termes du débat à l’instar d’un académicien qui voudrait reformer la grammaire de sa langue. Pour cela, il faut s’intéresser au monde du droit, apprendre son langage et mécanisme de fonctionnement. Cet apprentissage peut se faire de plusieurs manières : 1) formation propre par des études, conseils des experts, correction des erreurs commises ; 2) attention aux contestations (recours en appel) pour des actes de services d’autorité ; 3) l’humilité face à la réprobation des supérieurs hiérarchique pour l’injustice émanant des services de l’autorité. De ces modalités d’apprentissage, la première est la seule recommandable car les autres résultent du mauvais service rendu.

V. Conclusion. L’évaluation

Notre réflexion nous a permis d’appréhender comment l’Eglise perçoit le service de l’autorité et l’obéissance dans les instituts de vie consacrée et cela du point de vue de Droit canonique. Aussi avons-nous évoqué les thèmes indicateurs de la réception du Code dans les droits propres des instituts sur ce sujet. Fondamentalement, nous pouvons affirmer que le service de l’autorité et l’obéissance est imprégnée du caractère ecclésial puisque il prend naissance dans l’Eglise et pour une finalité ecclésiale, spirituelle. Le modèle de ce service est sans doute participatif. Pour atteindre sa mission, il doit être accompli selon le droit.

Cela dit, l’expérience montre qu’il ne s’agit pas seulement de se fixer des objectifs et d’adopter des moyens pour les atteindre mais aussi de prévoir des mécanismes de control et d’évaluation des résultats. Souvent, des études sont menées pour expliquer le fonctionnement d’une structure et des recommandations sont émises pour leur perfectionnement. Mais au-delà de tout cela, il faut se rendre sur le terrain pour vérifier comment fonctionnent réellement les choses. C’est le rôle de l’évaluation qui doit être progressive pour corriger les erreurs, renforcer les structures ou anticiper les événements. Le service d’autorité et l’obéissance qui ne compterait pas sur l’évaluation court le risque de tourner en rond. Les instruments (théorie et droit de l’exercice de l’autorité et l’obéissance) sont clairs et efficients mais leur maniement peut ne pas atteindre les résultats escomptés. L’évaluation permet de vérifier si on s’oriente dans la bonne direction, si le rythme adopté est le mieux indiqué ou si tout fonctionne harmonieusement. Ce mécanisme est plus que nécessaire et il n’est pas évident qu’il existe dans tous les instituts de vie consacrée. Oui, nous savons qu’il y a des visites canoniques, des rapports périodiques pour les chapitres ou à remettre aux autorités ecclésiastiques compétentes. Toutefois, l’expérience montre que l’attention dans ces visites ou rapports est portée ailleurs : protocoles, élections, publicités, rencontre fraternelle, exposer plus les succès et éviter les sujets qui fâchent, etc. Le service de l’autorité et l’obéissance est une institution dynamique et l’évaluation est comme l’oxygène dans un corps humain. 

Au terme de notre réflexion, nous aimerions remercier le lecteur de son attention, intérêt, patience, contribution et critiques édifiantes. D’un thème aussi complexe, personne ne peut prétendre de tout dire. Merci aussi pour la correction fraternelle des erreurs involontaires. Que la Mère des consacrés intercède pour nous tous !

Père Pierre KAZIRI, O. de M.
Email : pkderecho@gmail.com


[1] Saint Augustin considère que le supérieur local doit être considéré comme un père de famille.
[2] Les défenseurs de la postmodernité sont très nombreux. Pour une première approximation, on peut se reporter aux œuvres de G. Lipovetsky, J.-F. Lyotard ou G. Vattimo.

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